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De Toulouse à Luzenac en passant par Bastia, Le Havre, Grenoble et quelques semaines par les États-Unis, Nicolas Dieuze refait le film de sa carrière avec passion. Une carrière faite de hauts et de bas qui ne lui ont jamais fait perdre sa passion débordante pour le foot. Entretien sans langue de bois.


Nicolas Dieuze, que deviens-tu depuis la fin de ta carrière de joueur de football professionnel ?
Je suis associé à celui qui a été mon agent sur la deuxième partie de ma carrière, Stéphane Canard. Je m’occupe du suivi des joueurs et je les accompagne dans leur carrière.


Selon toi, qu’est-ce qu’un bon agent de joueur ?
Pour moi c’est quelqu’un qui est présent pour construire un projet sportif et humain. Les deux sont fondamentalement liés.


Dans le monde du foot actuel, l’agent de joueur n’a pas toujours une bonne image. Comment vis-tu cette situation ?
Je considère que comme dans tous les secteurs d’activités, il y a des bonnes et des mauvaises personnes. Certaines personnes peuvent penser que le football est à la portée de tout le monde. Mais la profession est très réglementée. Je pense qu’elle le sera de plus en plus. Comme dans tout métier, la longévité, la compétence, la rigueur finissent toujours par ressortir. C’est un travail de longue haleine. On fait beaucoup de pédagogie par rapport aux parents, aux jeunes joueurs ou aux joueurs en activité. Nous faisons bien le métier et on le revendique haut et fort. Je suis fier de ce que je fais.


Revenons à tes débuts. Quels joueurs ou quelles équipes t’ont donné envie de devenir joueur de football professionnel ?
J’ai beaucoup aimé l’OM de 1987 à 1993. Le Milan AC de cette époque-là me plaisait aussi beaucoup avec les Ruud Gullit, Frank Rijkaard ou Marco Van Basten. Après je ne suis pas un immense fan. Mais j’aime les performances sportives. C’est la passion d’être sur le terrain qui m’a donné envie de faire ce métier.


Comment as-tu grimpé les échelons pour devenir joueur professionnel à Toulouse ?
Ça s’est passé de manière très simple. Je suis originaire d’Albi. J’ai joué dans les sélections départementales et régionales pour être repéré à l’âge de 15 ans par quelques clubs professionnels. Le choix s’est tourné vers Toulouse car c’était proche de mon domicile familial et il y avait tout pour réussir à ce moment-là. J’ai poursuivi ma formation au TFC. J’ai fait mon premier match en Ligue 2 lors de la saison 1999/2000. Puis en Ligue 1, l’entraîneur Robert Nouzaret m’a fait confiance. Il a vu en moi les qualités de Fabrice Divert qu’il avait côtoyé à Caen et à Montpellier. C’est ce qu’il me disait à l’époque.


« Ma reconversion au milieu du terrain a relancé ma carrière »


Quelques mois après ton installation dans l’équipe pro, Toulouse est rétrogradé administrativement en National en 2001. Comment as-tu vécu cette période difficile du TFC ?
C’est paradoxal. L’équipe est 20eme quand Robert Nouzaret arrive. Si on occulte les douze premières journées de la saison 2000/01, on aurait fini neuvièmes. J’ai quand même marqué six buts lors de cette saison. C’est bien pour une première saison en Ligue 1. A l’issue de cette saison, je suis en fin de contrat vu que je n’avais signé qu’un an. Donc quand le club descend en National, je me retrouve libre. J’ai des clubs de Ligue 1 qui m’appellent et c’est compliqué de rester à Toulouse en National.


Tu signes à Bastia en 2001. Que retiens-tu de ton expérience bastiaise ?
C’était dur sur le plan sportif car je n’étais pas prêt à partir là-bas. Je sortais d’une saison pleine mais j’avais encore besoin d’apprendre, j’avais 22 ans. C’était difficile de prendre la suite de Frédéric Née et Pierre-Yves André qui mettaient pratiquement les trois-quarts des buts de Bastia avant mon arrivée. Je n’avais pas les mêmes qualités. La comparaison s’est faite rapidement, j’ai commencé à douter et à être dans le dur. Malgré tout, les résultats collectifs n’étaient pas mauvais, on finit onzièmes et on joue la finale de la Coupe de France. Personnellement, je ne fais pas une bonne saison, je marque deux buts. Je ne suis pas dans mon élément mais je suis poussé par Robert Nouzaret qui avait rejoint Bastia. Il me faisait confiance un peu contre vents et marées. Malgré les bons résultats, Robert Nouzaret est débarqué et il est remplacé par Gérard Gili. Il ne me fait pas confiance et en quelques sortes, c’est logique. Et là Toulouse qui venait de remonter en Ligue 2 me rappelle à la trêve pour les aider à monter en Ligue 1. Pour moi, c’était une bouffée d’oxygène, en plus dans le club qui m’a formé et que j’aime. Mon aventure qui a suivi avec Toulouse a montré que j’étais profondément attaché à ce club. Je reviens en janvier 2003 avec Erick Mombaerts. Je vis six mois assez compliqués sur le plan personnel malgré la montée en Ligue 1 car j’ai du mal à retrouver du rythme et l’entraîneur ne me fait pas trop jouer. Là, la question se pose par rapport à ce que je souhaite faire dans ma carrière. Mais sur le plan collectif, c’est une superbe période avec notamment cette remontée.


Les questions se posent alors sur le poste auquel tu souhaites t’installer…
En attaque, je manquais de vitesse et j’étais parfois trop altruiste. Parfois devant, je ne prenais plus de plaisir. J’avais besoin d’un nouveau challenge et ma reconversion au milieu du terrain, à 24 ans, a relancé ma carrière. Avec Erick Mombaerts, on prend la décision de me faire jouer milieu axial en CFA tous les week-ends pour refaire les gammes. Je m’en sors très bien et là il y a un match déclencheur en semaine en Coupe de la Ligue à Clermont. Je joue en sentinelle devant la défense. Avant le match, Stéphane Dalmat venait de se blesser au pied. Durant cette période, le club s’interrogeait d’ailleurs pour engager un milieu défensif physique. Mais à Clermont, je sors un très gros match et l’entraîneur me fait rejouer au même poste trois jours après en championnat à domicile contre Bastia. C’était un beau pied de nez par rapport à ma carrière. On gagne 1-0 et c’est moi qui marque. J’ai eu de la chance mais j’ai été la provoquer. Rien ne s’est fait tout seul. Ensuite on enchaîne douze matchs sans défaite, je joue tous ces matchs milieu défensif. On est 6eme à huit journées de la fin. On perd ces huit matchs et on finit 14eme en 2004/05. Mais depuis notre remontée en 2003, Toulouse n’est jamais redescendu.


Quels souvenirs gardes-tu d’Olivier Sadran, le président du TFC ?
Je garde un très bon souvenir d’Olivier Sadran. Le parcours de ce club est quand même à souligner. Il faut aussi rappeler que beaucoup de très bons joueurs sont sortis de la formation. Je prends plaisir à le revoir. Tout ce que j’ai pu vivre pendant huit ans avec lui et le TFC, ça reste de très, très bons souvenirs.


Quand on est footballeur à Toulouse, est-ce difficile d’être dans l’ombre du rugby ?
Non. Je trouve que les choses se sont beaucoup équilibrées. Cela coïncide aussi avec la période moins faste du Stade Toulousain. Mais entre joueurs de foot et joueurs de rugby, on avait de très bons rapports. On se retrouvait en dehors des matchs. Quoi qu’on dise, il y a des amoureux de rugby et de foot à Toulouse mais aussi dans la région. Je n’ai jamais senti cette rivalité. Aujourd’hui, le foot s’est fait une place à Toulouse.


« Ce Toulouse-Bordeaux 2007 fait partie des plus grands moments de ma carrière »


Lors de ton passage à Toulouse il y a cette fabuleuse saison 2006/07 où le TFC finit 3eme de Ligue 1 et conclut la saison avec une victoire 3-1 contre Bordeaux….
C’était extraordinaire. Pour moi qui suis de la région, qui ai vu ce club faire le yo-yo entre la Ligue 1 et la Ligue 2 puis vécu les années de reconstruction, c’était incroyable d’installer Toulouse en haut du foot français. On s’est quand même qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions. C’est un grand souvenir. Lors de ce dernier match, le stade était plein. Il fait partie des grands moments de ma carrière. C’était top d’avoir ce moment de communion avec le public toulousain. A Toulouse, on ressassait beaucoup le match de Coupe d’Europe contre le Naples de Maradona en 1986 ou la victoire en Coupe de France en 1957. Et jouer contre Liverpool en 2007, c’était un grand moment pour le TFC.


Justement quels souvenirs gardes-tu du match aller et du match retour contre Liverpool ?
Que des grands moments. C’était super de le vivre mais sur ce match, le niveau de Liverpool était beaucoup trop élevé pour nous. L’équipe ne pouvait pas lutter. Steven Gerrard m’avait marqué, j’étais capitaine de Toulouse lors de cette rencontre donc c’était moi qui avait emmené l’équipe sur le terrain, qui avait fait tout le protocole. Donc forcément ça reste un bon moment.


Par contre, la saison suivante (2007/08) a vraiment été galère et le TFC s’est sauvé à la dernière journée…
Oulala, cette saison avait été très compliquée. C’est ma dernière saison à Toulouse. C’était tout l’opposé de la saison précédente. Beaucoup de personnes se sont enflammées, sûrement moi aussi. Elie Baup perd la main sur le groupe. On en a chié jusqu’à la fin avec des moments de vestiaire difficiles, des bagarres, des engueulades. Une saison très, très éprouvante. Quand Toulouse se sauve à la dernière journée, je ne ressens même pas de la joie. Juste du soulagement. On avait fini dix-septièmes mais le maintien avait été assuré.


A quelques journées de la fin, tu avais parlé de « SOS PSG » dans une interview d’après-match. Tu sentais que tous les observateurs voulaient que Paris se maintienne ?
Non ce n’est pas ça. A la fin de cette saison 2007/08, le PSG luttait pour le maintien et RMC avait créé une rubrique où les auditeurs donnaient leurs avis pour tenter de sauver le Paris-Saint-Germain en oubliant qu’il y avait aussi deux autres clubs à la lutte pour le maintien : Toulouse et Lens. Déjà que la saison est dure et intense psychologiquement, tu prends tout ça comme un coup de poignard. A Lille, on se fait plus ou moins avoir par une décision arbitrale et on perd la rencontre. Je ressentais de la frustration et là Marc Libbra me tend le micro. J’aborde ce sujet-là et je fais un raccourci. A travers cela, on voit que j’étais très attaché au club. Je reste d’ailleurs un amoureux du TFC. Et tout ce que je dis à ce moment-là, ça sort des tripes. Je suis triste, énervé, fatigué. Ce n’est pas réfléchi. Maintenant on en rigole, et on me le ressort souvent.

En 2008, pourquoi pars-tu au Havre ?
Je suis à un an de la fin de mon contrat, j’ai envie de prolonger à Toulouse. Olivier Sadran juge que ce n’est pas le moment opportun de le faire. Je me pose des questions et j’ai vécu une année difficile. Avec l’arrivée d’Alain Casanova en tant qu’entraîneur, je n’étais pas complètement sûr de jouer. Durant l’été 2008, je considère que c’est le moment de partir. A ce moment-là, Le Havre remontait en Ligue 1, Christophe Revault, dont je suis très proche, était là-bas, et l’entraîneur Jean-Marc Nobilo m’avait vu jouer et avait besoin de cadres pour son équipe. Et moi, ce projet-là me plaisait.


Pourquoi Le Havre finit 20eme de Ligue 1 en 2008/09 ?
Je pense qu’il y a eu un diagnostic erronée des dirigeants et de l’entraîneur sur le niveau de la Ligue 1. Je pense que l’équipe du Havre, cette saison-là, n’avait pas le niveau sur le plan général. Je me mets dans le lot, attention. On n’avait pas les armes pour lutter. De manière logique, on redescend en Ligue 2. C’est dur mais c’est logique.


Ensuite tu pars en 2009 à Grenoble…
Je suis plus frustré par rapport à cette saison 2009/10 à Grenoble. On avait sans doute une meilleure équipe que celle qui s’était maintenue la saison d’avant en Ligue 1. Il y avait des très bons joueurs comme Laurent Batlles, Alaixys Romao, Laurent Courtois, Nassim Akrour, Daisuke Matsui, David Sauget, Jean Calvé, Danijel Ljuboja. D’ailleurs, on a certains résultats qui prouvent qu’on pouvait batailler. On gagne 5-0 contre Auxerre qui se qualifie pour la Ligue des Champions cette saison-là, on bat le PSG 4-0, et à côté de ça on perd dix matchs d’affilée lors des dix premières journées. Ça te bouffe complètement ta saison. Pour ma part, je pensais que nous n’étions pas bien coachés. J’assume quand je dis ça. Il y avait pas mal d’incohérences dans le club à ce moment-là. Les Japonais étaient éloignés du sportif. Après quoi qu’on en dise, ils ont quand même perdu beaucoup d’argent. Donc quand tu ne fais pas les choses comme il faut, tu descends de manière logique. C’est dommage car on avait les qualités pour se maintenir. Peut-être qu’un changement d’entraîneur nous aurait été bénéfique. Ensuite on repart en Ligue 2 avec le même entraîneur qui n’a pas envie de rester. Mecha Bazdarevic reste contraint et forcé. Les joueurs cotés s’en vont après la descente. La mienne n’est pas au beau fixe après deux relégations. Je reste à Grenoble. Le club fait appel à des jeunes joueurs comme Florian Thauvin, qui était très très talentueux cela sautait aux yeux, ou Saphir Taïder. On se retrouve aussi avec des joueurs de la réserve de Grenoble qui venait de descendre en CFA 2. Le tiers de l’effectif était composé de ces jeunes. Et là, la saison est très, très compliquée.


Après Grenoble, tu enchaînes à Luzenac…
Pas tout de suite en fait. Je fais une année off, je reviens dans la région, je m’entraîne avec Luzenac et je pars faire des essais aux États-Unis même si j’étais sollicité par Châteauroux. Mais j’en chiais depuis trois saisons et j’avais envie de voir autre chose. Je fais donc deux essais à Boston et à Los Angeles. Ça se passe très bien, à Los Angeles je retrouve l’international américain Greg Vanney que j’avais côtoyé à Bastia. Il était coach adjoint là-bas. Je pars des États-Unis en pensant que je vais recevoir une offre de contrat. Mais le contrat n’arrive pas. Du coup, mon aventure américaine tourne court et je continue de m’entraîner avec Luzenac avec l’enthousiasme qui était revenu. J’avais retrouvé du jus, j’avais envie de participer à un projet. Ça m’a fait du bien de prendre du recul. A ce moment-là, un promoteur toulousain reprend Luzenac, qui a le projet de monter en Ligue 2 sur les trois ans qui arrivent. Et j’ai fait partie de ce projet.


En avril 2014, Luzenac décroche sa montée en Ligue 2. Comment as-tu vécu cette saison sur le plan sportif ?
C’était l’une des plus belles saisons de ma carrière. C’était le mélange parfait entre le professionnalisme et l’amateurisme. Tu as des joueurs de grand talent avec un fonctionnement pro, tu t’entraînes tous les jours. En même temps, tu vis dans une ambiance un peu amateur. Sur l’organigramme tu as les 25 joueurs de l’effectif, le président, une personne à l’administratif et le service commercial. Les relations étaient fluides. Il y avait un gros vivier de supporters ariégeois. C’était top et nous, nous avions envie de faire perdurer le truc. C’était extrêmement rafraîchissant. Malgré la fin, j’étais content de faire cette dernière saison où je me suis régalé. Vraiment. Oui après je finis l’histoire sur un parking, mais nous avions fait ce qu’il fallait en finissant deuxième du championnat de National. On avait quand même une équipe de dingue : Khalid Boutaïb, Ande Dona Ndoh, Jérôme Hergault qui est à l’AC Ajaccio aujourd’hui, Idriss Ech-Chergui qui est au Paris FC ou Quentin Westberg qui est à Auxerre.


« Luzenac aurait pu être aidé quitte à faire des dérogations. Il suffisait juste de le vouloir. Le sport n’est pas sorti vainqueur de cette histoire »


Qu’as-tu ressenti le soir où Luzenac a décroché la montée en Ligue 2 ?
J’ai pleuré. Je suis un passionné, j’aime le foot, j’aime les émotions. Cette soirée-là, je la mets au même niveau que celle où Toulouse s’est qualifié pour la Ligue des Champions. Pourtant, il y a des dizaines de milliers de personnes en moins dans le stade, mais il y a un truc quoi. Il y a quelque chose qui se passe. En reparlant de cette soirée, j’en ai des frissons. Tu joues au foot pour ça.


A quel moment tu sens que ça va bloquer au niveau des instances ?
Je comprends rapidement que ça va bloquer. Après tu crois toujours que quand tu fais les choses bien, ça va passer. Quand tu batailles toujours au moins d’août, c’est qu’il y a des obstacles. Mais bon, on est rassurés par nos dirigeants. On y croyait. On avait envie d’y croire. Et puis on a déchanté.


Au cours de l’été 2014, y-t-il eu un moment où tu as vraiment cru que la montée en Ligue 2 allait être validée ?
Ah oui complètement, notamment quand le tribunal administratif donne tort à la DNCG et dit qu’elle doit nous donner le statut pro. On croit que c’est gagné, que le conseil d’administration, qui se réunissait début août, allait nous donner le statut pro pour qu’on intègre le championnat de Ligue 2. Mais en fait non, ça ne s’est pas passé comme ça. Là, ils disent qu’on n’a pas de stade. On repart sur une bataille mais au final on est obligés de s’incliner.


Ce sentiment a dû être terrible pour les joueurs et le club de Luzenac…
Terrible oui voilà le mot. A ce moment-là, j’ai 35 ans, je suis en fin de carrière, mais j’aurais tellement aimé construire quelque chose en Ligue 2 car il y avait des choses à faire. J’avais une reconversion de prévue à Luzenac. Mais le pire, c’était pour les jeunes qui aujourd’hui ne sont pas dans le milieu pro et galèrent en amateur. La Ligue 2, ça aurait été une opportunité incroyable pour eux. Le rêve de beaucoup de gens a été brisé.


Le pire c’est que Luzenac n’a même pas été réintégré en National pour la saison 2014/15…
C’est la double peine ouais. La fédé qui gère le foot amateur a été dans le sens de la Ligue et a tué le petit. On n’a pas pris des décisions dans le sens sportif pour récompenser les joueurs qui avaient validé cette montée en Ligue 2 sur le terrain. Luzenac aurait pu être aidé quitte à faire des dérogations. Il suffisait juste de le vouloir. Le sport n’est pas sorti vainqueur de cette histoire. On n’a pas triché, on n’a pas gagné de match sur tapis vert, on a bossé pour obtenir cette montée.


« J’ai des frissons quand je repense au maintien de Toulouse à Angers en mai 2016 »


Pourquoi arrêtes-tu ta carrière après cette fin malheureuse avec Luzenac ?
A 35 ans, je n’avais pas envie de repartir. Je voulais basculer sur autre chose.


Enfin souhaites-tu ajouter quelque chose ?
Avec toutes les expériences que j’ai vécues dans le foot amateur plus jeune ou dans le foot professionnel, il n’y a rien qui m’a détourné de ma passion pour le foot. J’aime le foot, je l’aimerai jusqu’à ma mort. C’est un sport qui rassemble des joueurs de différentes religions, de différentes cultures. Il n’y a pas mieux que le football pour faire de la mixité sociale. Le foot, c’est aussi tellement d’émotions. J’ai aussi des frissons quand je repense au maintien de Toulouse à Angers en mai 2016. J’aime les aventures footballistiques. J’aime le foot et je continuerai de l’aimer quoi qu’il se passe.


Propos recueillis par Clément Lemaître


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