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Après une expérience enrichissante à l’Impact de Montréal aux côtés de Rémi Garde, Maxence Flachez est aujourd’hui à la recherche d’un club en France. En tant qu’entraîneur, l’ancien défenseur central pourra faire partager sa grande expérience de joueur professionnel qui a duré seize ans. De Lyon époque Raymond Domenech à Grenoble en passant par le FC Sochaux où il a côtoyé le sosie d’Eric Cantona, bousculé le Borussia Dortmund et fait trembler l’Inter Milan à San Siro, Maxence Flachez raconte les plus beaux moments de sa riche carrière. Rencontre avec celui qui a secoué les plus grands attaquants aux côtés d’Omar Daf, Erwan Manac’h et Philippe Raschke.

 

 

Maxence Flachez, que deviens-tu depuis la fin de ta carrière de joueur de football professionnel en 2009 ?
Aujourd’hui, je suis à la recherche d’un nouveau projet. Je ne suis pas reparti pour une deuxième saison au Canada. A l’Impact de Montréal, j’étais l’entraîneur adjoint de Rémi Garde. J’avais signé un an. Au niveau de la personnalité, nous étions trop proches. Il avait besoin de quelqu’un de différent. Du coup, Joël Bats est passé adjoint comme il a signé deux ans et Rémy Vercoutre intègre l’Impact de Montréal.


Quel type de projet recherches-tu ?
Je souhaite trouver un poste d’adjoint avec un entraîneur. Ou alors partir de plus bas, en prenant une équipe de National ou National 2. Le but est surtout de trouver un projet. Un vrai projet. Un peu comme je l’ai connu dans ma carrière. C’est qui me plaît, c’est l’idée de construire quelque chose.


Revenons à tes débuts. Comment as-tu intégré l’Olympique Lyonnais à la fin des années 80 ?
J’ai intégré l’Olympique Lyonnais à 15 ans par le biais des sélections de jeunes. Avant, j’étais dans mon petit club à côté de Grenoble. L’OL est venu un an plus tôt, mais mes parents ont refusé car ils estimaient que c’était trop tôt. L’OL est revenu l’année d’après. Puis je suis rentré en sport-études. Mes parents avait fixé une seule et unique condition : que je passe mon bac. Après le bac, j’ai commencé ma carrière professionnelle sous l’ère Domenech.


« J’avais l’impression de faire partie d’une grande famille au centre de formation de l’OL. On avait Gérard le cuisinier, Betty qui faisait le linge et Robert qui nous surveillait. L’ambiance était tellement chaleureuse. J’y ai vécu des années exceptionnelles avec Stéphane Roche, Sylvain Deplace, Claude-Arnaud Rivenet ou Jean-Marc Moulin »


C’était comment l’Olympique Lyonnais au début des années 90 ?
Ce n’était pas le même club qu’aujourd’hui. Au niveau du personnel, c’était bien plus restreint. J’avais l’impression de faire partie d’une grande famille au centre de formation. On avait Gérard le cuisinier, Betty qui faisait le linge et Robert qui nous surveillait. L’ambiance était tellement chaleureuse. J’y ai vécu des années exceptionnelles. Au centre de formation, j’étais avec Stéphane Roche, Sylvain Deplace, Claude-Arnaud Rivenet ou Jean-Marc Moulin.


Tu as commencé en pro avec Raymond Domenech à Lyon. Quels étaient tes rapports avec l’ancien sélectionneur de l’équipe de France ?
(Sourire) J’ai loupé mon bac la première année. Raymond Domenech me convoque alors avec Bernard Lacombe et Jean-Michel Aulas. Il me dit : « si tu repasses ton bac, tu ne rentres pas avec le groupe pro ». Je lui ai répondu du tac au tac : « je repasse mon bac ». C’était le deal que j’avais passé avec mes parents et par principe je voulais respecter ma parole. Cela n’a pas empêché Raymond de me faire débuter en Ligue 1 une petite année après. Je pense qu’il ne s’est pas arrêté à ce que je lui ai dit. Il aime les joueurs de caractère.


Qu’est-ce qu’avait dit Jean-Michel Aulas lors de cette réunion ?
Pas grand chose, c’était plus Raymond Domenech qui avait parlé ce jour-là. Pour Jean-Michel Aulas, je me souviens d’un président qui était déjà très présent. C’est toujours le même aujourd’hui : un passionné de foot et de son club. Ce qu’il a fait de l’Olympique Lyonnais, c’est exceptionnel. Chapeau bas à Jean-Michel Aulas. Avec lui, j’ai toujours eu des rapports courtois. Il est humain même s’il peut être dur parfois. Mais c’est son rôle. Il a aussi eu la bonne idée de faire venir les anciens joueurs de l’Olympique Lyonnais dans le nouveau stade. Même ceux qui jouaient il y a 30 ans. Ils peuvent demander une place et venir voir un match. Tout est super bien organisé à chaque fois. Cela montre qu’il n’oublie pas ceux qui sont passés au club. Il a envie que la famille OL soit présente en permanence.


 » Tout est allé très vite pour moi à l’OL. Avec le recul, je n’ai pas assez savouré ces moments-là. C’est mon regret. « 


Quels souvenirs gardes-tu de tes débuts en professionnel avec l’Olympique Lyonnais ?
Mon premier match à Gerland, c’était un grand moment avec la venue de l’OM, époque Rudi Voller. Après, cette rencontre, j’ai joué tous les matchs de la saison 1993/94. Tout est allé très vite pour moi. Avec le recul, je n’ai pas assez savouré ces moments-là. C’est mon regret. J’étais un jeune joueur sélectionné en équipe de France Espoirs, tout roulait pour moi. La saison suivante a été très compliquée suite à des problèmes personnels. C’est pour cela que j’ai demandé à partir à Martigues.


Comment as-tu vécu cette saison 1995/96 qui s’est conclue par une relégation en Ligue 2 pour Martigues ?
Malgré tout, j’ai vécu une très belle saison. Sur le plan humain, déjà. Au niveau sportif, j’ai joué toute la saison. Malheureusement Martigues n’avait pas un effectif suffisant cette année-là. D’ailleurs, Joël Tiéhi est arrivé à la trêve et on a failli se maintenir en fin de saison. Pour moi, Martigues a été un bon tremplin. J’ai pu me montrer et être sollicité par d’autres clubs.


Pourquoi as-tu choisi de partir à Sochaux, alors en Ligue 2, en 1996 ?
Le coach Faruk Hadzibegic tenait à ce que je vienne à Sochaux. Le projet me plaisait. Je rejoignais un club avec un passé prestigieux. Par rapport à sa taille, son côté humain et son ambition, j’estimais que c’était le club qui me fallait. Avec Sochaux, on monte en Ligue 1 à l’issue de la deuxième saison. Le club est redescendu en 1999 pour remonter deux ans plus tard. Voir le club où il en est aujourd’hui, ça me rend triste. Pour les salariés, pour les supporters franc-comtois. Ce sont des gens tellement adorables. Ils donnent tout pour le club et j’aime ces valeurs-là. Cependant, je suis heureux qu’Omar Daf soit le nouvel entraîneur de Sochaux. Ce club a besoin d’avoir des gens qui ont cette fibre-là.


« Le meilleur joueur que j’ai côtoyé à Sochaux ? Mickaël Pagis. Micka, c’était Cantona. Il avait une telle vision du jeu. Il était capable de tout faire. J’ai été marqué par sa finesse technique. Lui et Teddy Richert auraient mérité au moins une sélection en équipe de France »


A Sochaux, quelle était le secret de la défense Daf, Manac’h, Flachez, Raschke qui était redoutée par de nombreux attaquants ?
C’est ça qui est beau dans le football, parfois tu ne sais pas pourquoi, il y a une alchimie qui peut se créer. Moi, je savais tout le temps où était Philippe Raschke à ma gauche. Notre défense était huilée et tout est venu naturellement. Avec Erwan Manac’h, j’avais une grosse complicité. En dehors du terrain, nous nous apprécions beaucoup. Ça aide énormément. Nous avions aussi un objectif commun : faire du mieux possible pour Sochaux. Aucun ne tirait la couverture à lui. Tu parles de la défense, mais ceux qui étaient devant participaient aussi au travail défensif. Ils faisaient un boulot énorme. Nous derrière, on ramassait les miettes. C’est plus simple de ramasser des miettes que la baguette entière (rires). L’état d’esprit qui régnait dans ce groupe était fabuleux. Même ceux qui  jouaient peu ne lâchaient rien pour qu’il y ait de la qualité et de l’intensité aux entraînements. De l’autre côté, les titulaires respectaient ceux qui ne débutaient pas.


Lors de tes huit ans passés à Sochaux, quel joueur t’a le plus impressionné ?
Mickaël Pagis. Micka, c’était Cantona. Il avait une telle vision du jeu. Il était capable de tout faire. J’ai été marqué par sa finesse technique. J’ai aussi été impressionné par Santos. Devant, c’était un phénomène. C’était un gringalet, mais il allait à 3000 km/h. C’était aussi un excellent buteur. Teddy Richert était un gardien de but exceptionnel. Lui et Mickaël Pagis auraient mérité au moins une sélection en équipe de France. A Sochaux, il y a eu plein d’autres bons joueurs : Johann Lonfat, Fabien Boudarène, Mickaël Isabey. Après, j’ai vu l’émergence de la génération Sylvain Monsoreau, Jérémy Mathieu, Camel Meriem, Pierre-Alain Frau, Benoît Pedretti. Benoit, c’était un très, très bon joueur. Il voyait très bien le jeu. Il était tellement doué sur le jeu long. J’ai vécu huit années de bonheur pur à Sochaux.


Jean Fernandez a été la base de la montée en puissance de Sochaux au début des années 2000. Personnellement, quelles étaient tes relations avec l’ancien coach sochalien (de 1999 à 2002) ?
J’avais une relation particulière avec Jean. Quand il est arrivé, il m’a convoqué à 22h au château. Là, il m’a fait un interrogatoire pour savoir ce qui n’allait pas. Il a posé ce qu’il fallait sur la table. Rapidement, une belle complicité est née entre nous. Il avait besoin de sentir le groupe tout le temps. Tous les jeudis, on se voyait pour faire le point. Il écoutait. Un jour, il voulait sortir un joueur du groupe. Je lui ai dit : « coach, c’est comme vous voulez, mais il a des problèmes familiaux en ce moment ». « Tu as raison, tu as bien fait de me le dire, je le laisse dans le groupe » m’a-t-il répondu. Cette anecdote résume Jean Fernandez. Avec Guy Lacombe et Antoine Kombouaré, ce sont les entraîneurs qui m’ont le plus marqué.


« Après tous les matchs à Sochaux, tous les joueurs venaient avec leur famille au restaurant. Il y avait les cousins, les parents, les grands-parents. Tout le monde venait. Nous étions une grande famille »


Justement, Guy Lacombe a succédé à Jean Fernandez sur le banc de Sochaux en 2002…
J’ai été marqué par l’exigence de Guy Lacombe. Tout le monde a progressé sous son ère. J’en suis énormément reconnaissant. Puis sur le plan tactique, qu’est-ce qu’il était bon. Les veilles de match, lors des séances vidéo, il nous disait : « demain, vous pouvez les prendre comme-ci ou comme-ça ». On a marqué énormément de buts grâce à ses séances vidéo. Guy, c’est aussi une très, très bonne personne même s’il était moins dans la discussion que Jean. On discute plus aujourd’hui qu’à l’époque.


Avec Sochaux, tu as participé à la Ligue Europa. Vous avez notamment éliminé le Borussia Dortmund (2-2 en Allemagne, 4-0 à Sochaux- 2e tour) et effectué deux nuls face à l’Inter Milan (2-2 à domicile et 0-0 à San Siro – 16e de finale)…Qu’est-ce qui te vient en tête quand tu repenses à cette épopée européenne ?
Ça peut paraître simple, mais le secret est que nous formions une belle bande de potes. Nous aimions être ensemble, bosser ensemble. On avait surtout l’envie de gagner. Après tous les matchs à Sochaux, tous les joueurs venaient avec leur famille au restaurant. Il y avait les cousins, les parents, les grands-parents. Tout le monde venait. Nous étions une grande famille. Je pense aussi que le président Jean-Claude Plessis a bien fait les choses. Grâce à lui, le FC Sochaux a pris une autre ampleur. Il a fait ce qu’il fallait pour que le club revienne au premier plan au niveau médiatique. Les gens ont eu une autre image de Sochaux. Il a aussi faire grandir le club sur le plan marketing.


Pour revenir à ces matchs de Coupe d’Europe. Qu’as-tu ressenti après ces rencontres face à Dortmund et l’Inter Milan ?
Le petit Sochaux qui sortait Dortmund, c’était fabuleux. Là-bas, on mène 2-0 et ils reviennent à 2-2. L’ambiance de Dortmund m’a marqué. Quand ils sont venus chez nous, ils ont concédé un carton rouge rapidement et Sochaux a déroulé ensuite. Malheureusement, nous n’avons pas assez savouré ce moment à sa juste valeur. Nous étions tellement insouciants. On aurait dû se dire : « stop, regarde ce que tu viens de faire ». Dans dix-quinze ans, demande aux Champions du Monde 2018 s’ils ont assez savouré. Ils te diront sûrement qu’ils n’ont pas assez apprécié l’instant. Tout va trop vite. Quant à la double confrontation contre l’Inter Milan, Sochaux a fait jeu égal. Nous avons été énormément déçus d’avoir été éliminés sans perdre un match.


« Quand je loupe mon tir au but en finale de Coupe de la Ligue 2004, j’ai toutes mes années sochaliennes qui passent dans ma tête. Je me dis : « putain, tu loupes ça avec tout ce qu’on a fait pour en arriver là ». J’ai eu l’impression que le monde m’était tombé sur la tête »


Le dernier moment fort pour toi avec Sochaux, c’est cette finale de Coupe de la Ligue remportée en 2004. Tu loupes d’ailleurs ton tir au but mais dans la foulée Mickaël Landreau manque aussi le sien suite à une panenka…
Quand je loupe mon tir au but, j’ai toutes mes années sochaliennes qui passent dans ma tête. Je me dis : « putain, tu loupes ça avec tout ce qu’on a fait pour en arriver là ». J’ai eu l’impression que le monde m’était tombé sur la tête. Quand Mickaël Landreau a manqué le sien, c’est vite reparti. Je pense que si Sochaux avait perdu là dessus, j’aurais eu du mal à m’en remettre.


Pourquoi es-tu parti à Guingamp, qui venait d’être relégué en L2, à l’été 2004 alors que tu étais installé dans l’équipe-type de Sochaux ?
A ce moment-là, j’ai peut-être eu peur de tomber dans une routine. Pourtant, je devais récupérer le brassard de capitaine à Sochaux suite au départ de Benoît Pedretti. Mais j’avais envie d’un autre challenge et je n’ai pas eu peur de repartir en Ligue 2. J’ai eu Noël Le Graët au téléphone. Il m’a dit que le début de saison de Guingamp en Ligue 2 était compliqué. Guingamp a donc mis les moyens pour que je vienne. Aujourd’hui, je ne regrette pas du tout même si la saison a été compliquée. Les résultats n’ont pas été bons au départ et derrière c’est difficile de renouer avec la victoire et de reconstruire un groupe. Cette expérience m’a permis de me remobiliser.


L’été suivant, tu pars à Valenciennes, promu en L2, car tu as un très bon contact avec Antoine Kombouaré…
Oui, son discours m’a plu. J’ai bien fait de partir à Valenciennes car j’y ai vécu deux saisons exceptionnelles. Il y avait une grande partie du groupe qui avait démarré l’aventure en National. Je m’y suis senti comme un poisson dans l’eau. Un jour, Rudy Mater m’a chopé pour me dire : « je pensais que tu viendrais à Valenciennes en touriste mais en fait non, tu t’éclates comme un gamin ici ». C’était pareil pour les autres joueurs d’expérience comme Laurent Dufresne. Puis avec Antoine, si tu ne faisais pas les séances les plus dures du mardi et du mercredi, tu ne jouais pas le week-end. Que tu t’appelles Pierre, Paul ou Jacques. Dans le Nord, j’ai aussi rencontré des gens fabuleux. Extraordinaires. Quand on jouait des matchs importants pour la montée, le peuple lensois débarquait à Nungesser pour nous soutenir. Rien qu’en racontant cette anecdote, j’en ai des frissons. Je n’oublie pas non plus les bénévoles du VAFC. Ils étaient juste exceptionnels. Ils donnaient tout. Quand tu ressens ça, tu as envie de donner encore plus. L’aventure s’est terminée en 2007. Je suis parti car Antoine Kombouaré voulait me faire prolonger d’un an alors que je voulais rempiler pour deux saisons supplémentaires. Du coup, Grenoble est arrivé et m’a proposé un contrat de deux ans.


« A la fin de mon contrat avec Grenoble en 2009, je voulais continuer (ndlr : Maxence Flachez a fêté ses 37 ans à l’été 2009). Mais le club ne voulait plus des vieux. J’ai dit à Mecha Bazdarevic que je souhaitais prolonger avec un salaire divisé par deux. Mais ma proposition a été refusée. Même chose pour Walid Regragui et Gregory Wimbée. J’ai été très déçu car je connaissais les hommes. Je ne sais pas ce qui leur a fait peur »


A Grenoble, tu obtiens encore une montée en Ligue 1 plus un maintien dans la foulée. Quels souvenirs gardes-tu de tes deux saisons à Grenoble ?
Je suis Grenoblois et je n’avais jamais joué pour ma ville avant 2007. Quand j’ai eu cette opportunité, je me suis dit « banco, j’y vais ». J’avais envie de défendre les couleurs de ma ville. C’était un peu comme avec Valenciennes. J’y ai aussi vécu deux belles années.


Finalement, tu arrêtes ta carrière en 2009, à l’âge de 37 ans, à l’issue de ton contrat à Grenoble ?
Pourtant je voulais continuer. Mais le club ne voulait plus des vieux. J’ai dit à Mecha Bazdarevic que je souhaitais prolonger avec un salaire divisé par deux. Je voulais gagner ma place, aider les jeunes et continuer à vivre de ma passion. Mais ils n’ont pas voulu. Même chose pour Walid Regragui et Gregory Wimbée. J’ai été très déçu car je connaissais les hommes. Je ne sais pas ce qui leur a fait peur. Ensuite, la saison de Grenoble a été catastrophique avec dix défaites en dix matchs et une relégation en Ligue 2 à la fin de la saison.


Un autre club a-t-il cherché à te contacter en 2009 ?
Oui, j’ai eu un contact avec Bastia et Clermont en Ligue 2. Au même moment, Florian Maurice m’a proposé d’intégrer OL TV. Je me suis dit que c’était le moment d’arrêter et de rentrer à Lyon. J’ai bien fait car derrière, j’ai passé 4 ans à OL TV. J’ai aimé ce rôle de consultant. Mais j’avais envie de revenir sur le terrain et j’ai eu l’opportunité d’entraîner les -19 ans de Lyon puis l’équipe réserve.


Tu as entraîné plein de jeunes talents lyonnais qui brillent aujourd’hui à l’OL ou en Europe. Qui t’a le plus marqué ?
Houssem Aouar. Il avait un talent fou et était déjà très intelligent. Il savait tout faire. Tout le monde disait : « oui, mais il est lent ». Non, Houssem c’est un faux lent. Sinon je pense aussi à Mouctar Diakhaby. Il est arrivé à l’OL, c’était un bon joueur et on a réussi à l’endurcir. Il y a également Romain Del Castillo. A un moment donné, il a fait le bon choix de partir en prêt pour s’aguerrir. Je suis content de voir que beaucoup de jeunes lyonnais ont réussi.


Propos recueillis par Clément Lemaître

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