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Discret dans les médias au cours de sa carrière, Stéphane Pichot a accepté d’ouvrir la boîte à souvenirs pour Foot d’Avant. A travers les confidences du joueur formé au Stade Lavallois, vous découvrirez un Vahid Halilhodzic différent de celui présenté dans les médias. Un coach qui “aime ses joueurs” et “reconnaissant du travail bien fait”. Vous replongerez aussi dans les années galères du PSG et dans la période faste du FC Sochaux Montbéliard, un club avec lequel Stéphane Pichot a remporté la Coupe de France, un an après la désillusion de ne pas avoir été retenu pour la finale PSG-OM. Rencontre avec l’entraîneur des U17 nationaux du LOSC qui souhaite transmettre ses « valeurs de travail et de respect du maillot ».


Stéphane Pichot, que deviens-tu depuis la fin de ta carrière de joueur professionnel ?
J’ai arrêté le foot il y a trois ans et demi à Mouscron (Belgique), ancien club partenaire du LOSC. J’ai arrêté à 38 ans et mon rôle était de structurer les jeunes et ç’a m’a beaucoup plu. Puis j’ai été membre du staff technique pendant six mois et le club a été vendu par Lille. Ensuite, j’ai alterné entre les 17 ans, les 19 ans et la pré-formation au LOSC pendant six mois. Aujourd’hui, je suis entraîneur au centre de formation de Lille et responsable des U17 nationaux. Je suis resté dans le monde du foot et c’est ce que je souhaitais. Ça me plaît beaucoup de former, d’encadrer et de faire évoluer les jeunes. Mon expérience de footballeur professionnel me permet de mieux les comprendre. Je comprends notamment certaines frustrations car je les ai vécues.


En regardant derrière toi, quel est ton meilleur souvenir de footballeur ?
Il y en a plusieurs : la saison 2000/01 quand le LOSC finit troisième de Ligue 1 alors qu’il était promu, le premier parcours en Ligue des Champions avec Lille, la finale de Coupe de France gagnée avec Sochaux en 2007, un an après la grosse déception que j’ai connue avec le PSG car je n’avais pas été retenu pour la finale face à l’OM.


Plus jeune, de quoi rêvait Stéphane Pichot ?
Au fond de moi, j’ai toujours rêvé d’être footballeur professionnel sans en faire un objectif ultime. En fait, je ne l’ai pas trop senti venir. Mon évolution s’est faite naturellement, année après année jusqu’au moment où j’ai intégré le groupe professionnel de Laval (en Ligue 2 à l’époque).


« Plus jeune, j’ai passé un deal avec mes parents : il fallait que j’obtienne mon Bac S avant d’intégrer le centre de formation du Stade Lavallois »


Comment es-tu arrivé à Laval ?
Moi au départ, je jouais dans un club amateur, à Ernée, et Laval m’a recruté quand j’avais 15 ans. C’était le club phare de la région, j’étais à 30 kilomètres de chez moi. J’ai suivi un cursus scolaire classique puisque j’étais en sport-études. J’ai passé mon Bac S au lycée. Je l’ai raté la première fois et réussi l’année suivante. C’était le deal que j’avais avec mes parents : il fallait que j’ai mon Bac avant d’intégrer le centre de formation du Stade Lavallois où je suis resté un an seulement.


Quels souvenirs gardes-tu de tes années en Ligue 2 avec Laval ?
Je retiens surtout mes débuts en Coupe de France. On avait joué contre la grosse équipe de Monaco (en 1997). Pour mon premier match, j’ai marqué Thierry Henry. J’ai vécu la chose avec beaucoup de recul et peu d’appréhension car je n’avais pas grand chose à perdre. J’ai joué de façon libéré. Ç’a été un déclic pour moi car ensuite je n’ai plus quitté le groupe. Ces épopées en Coupe représentent mes meilleurs souvenirs de jeunesse. A Laval, j’ai vécu de belles années. J’y ai joué 120 matchs en quatre ans.


As-tu ressenti de la frustration de jouer le milieu de tableau de Ligue 2 avec Laval sans réussir à monter ?
Ma frustration a été de ne pas avoir pu partir avant. Un an avant mon départ à Lille, Laval n’a pas voulu me libérer. Mon agent m’avait dit que j’avais plusieurs touches. Je sais juste qu’il n’y avait pas eu d’entente sur l’indemnité de transfert. Du coup, je suis parti de façon un peu mitigée l’année suivante. Mais Laval reste le club qui m’a formé, le club de ma région. Je suis encore les résultats du Stade Lavallois. J’apprécie beaucoup ce club qui fait jouer les jeunes.


« Au premier abord, on peut avoir une certaine réticence avec Vahid Halilhodzic mais en fait c’est quelqu’un qui adore ses joueurs…Quand on se donnait à fond, il était très reconnaissant »


Comment Lille est venu te chercher en 2000 ?
A l’époque, j’étais connu en Deuxième Division. Le dernier match de la saison 1999/00 était Lille-Laval. Le LOSC fêtait le titre. Puis Vahid Halilhodzic m’a appelé et m’a dit : « j’ai besoin toi comme latéral droit ». Pourtant je jouais milieu de terrain à Laval. Mais je n’ai pas hésité une seconde. Ça me permettait de jouer en Première Division. En plus, Lille était en pleine bourre et venait de survoler la Ligue 2. A Lille, j’ai découvert une superbe région et des gens extraordinaires. J’aime beaucoup les valeurs du Nord. Ici, les gens te donnent beaucoup. Je pense avoir été apprécié car mon style de jeu correspondait à ces valeurs.


Comment tu t’es acclimaté à ce nouveau poste ?
J’avais joué quelques rencontres à ce poste avec Laval et notamment ce match contre Thierry Henry. A Lille, j’ai été aidé par un bon groupe, il y avait une excellente cohésion. Je me suis donc adapté assez vite et j’ai été élu meilleur arrière droit dans l’équipe type de Ligue 1 en 2000/01. C’était une grande fierté pour moi.


Quels ont été tes premiers contacts avec Vahid Halilhodzic ?
Au départ, j’étais discret. Et en fait, j’ai rencontré quelqu’un de passionné, déterminé et très rigoureux. Au premier abord, on peut avoir une certaine réticence mais en fait c’est quelqu’un qui adore ses joueurs. On l’a vite ressenti même s’il était très dur et exigeant dans le travail. Mais quand on se donnait à fond, il était très reconnaissant. Comme les résultats sportifs étaient au rendez-vous, nous avons tous adhéré à ses méthodes. Nous avions tous très, très faim. Au début à Lille, mes journées se résumaient à entraînement le matin et sieste l’après-midi (rires).


« Une fois le coup de sifflet donné, c’était dur de bouger le LOSC à l’époque même si tu t’appelais Manchester United »


Le moment phare de l’épopée lilloise est cette victoire en tour préliminaire de Ligue des Champions face à Parme (victoire 2-0 à Parme et défaite 0-1 à Lille). Comment as-tu vécu ces deux oppositions personnellement ?
J’ai été surpris. On connaissait l’effectif monstrueux qu’il y avait en face de nous. On avait même un peu peur. Quand nous sommes arrivés au stade en Italie, les joueurs de Parme nous ont regardés avec suffisance. Mais nous, nous étions tellement soudés. Je pense que ç’a fait la différence. Après la surprise du match aller, le retour a été très difficile car Parme a vraiment abordé le match d’une autre manière. De notre côté, le fait d’avoir ces deux buts d’avance nous a bloqués. Nous avons vraiment souffert, nous étions très crispés mais nous avons réussi à tenir l’avantage du match aller. Ces 90 minutes ont été très, très dures. Les supporters lillois nous ont beaucoup aidés. Cette qualification nous a permis d’avoir beaucoup de reconnaissance ensuite.


En Ligue des Champions, Lille tombe dans un groupe de folie : Manchester United, Deportivo La Corogne et Olympiakos. Quels sont tes meilleurs souvenirs de cette campagne européenne avec le LOSC ?
Le LOSC n’a jamais été ridicule lors de ces six matchs de Ligue des Champions. Tout le monde pensait qu’on allait finir dernier mais on a réussir à empocher six points et terminer troisième de notre poule. Quand on perdait, c’était très limite à chaque fois.


Qu’est-ce que tu as ressenti quand tu as foulé la pelouse d’Old Trafford ?
J’étais émerveillé et en même temps je sentais que je n’avais rien à perdre. Une fois le coup de sifflet donné, c’était dur de nous bouger même si tu t’appelais Manchester United, car nous étions devenus très, très compétiteurs. Nous savions que nous avions les capacités pour embêter les meilleures équipes. Nous avons même eu des occasions pour gagner à Old Trafford. Ce soir-là, au marquage, j’avais Ryan Giggs. Je m’en suis mis plein les yeux, je me suis donné à fond. J’ai essayé de jouer sans appréhension.


« En 2003, j’aurais dû signer à Marseille. Mais les négociations ont traîné et l’OM a engagé Habib Beye pour jouer arrière droit »


Au LOSC, tu as également côtoyé un autre coach à poigne, Claude Puel…
Comme Vahid Halilhodzic, c’est un coach qui aime beaucoup travailler. C’était dans la continuité de ce que nous faisions depuis plusieurs saisons. Avec lui, il n’y pas eu de décompression car il a mis sa patte tout de suite. Il était exigeant lui aussi et ça m’allait bien car j’avais besoin de travailler dur pour être à 100% de mes possibilités. J’ai aussi beaucoup aimé ce coach.


Comment arrives-tu à Paris en 2004 ?
Un an auparavant, j’aurais dû signer à Marseille. Mais les négociations ont traîné et l’OM a engagé Habib Beye pour jouer arrière droit. Un an après, je suis arrivé au PSG car à l’époque, Francis Graille et Vahid Halilhodzic étaient président et entraîneur du club. Deux hommes que j’avais côtoyés à Lille. Ils connaissaient mon été d’esprit et mes qualités. Je suis arrivé au PSG en tant que doublure de Bernard Mendy. J’avais envie de tenter le challenge car le président et l’entraîneur comptaient sur moi. Je savais que je n’allais pas être la dernière roue du carrosse. Entre la Ligue des Champions et le championnat, je savais que j’allais avoir du temps de jeu. Je ne l’ai pas regretté même si je n’ai pas vécu les meilleures années du PSG.


Comment se sont passées les retrouvailles avec Vahid Halilhodzic ?
Très bien. Il m’a expliqué dans quel club j’étais tombé car lui entraînait le PSG depuis un an. Il m’a donné quelques conseils aussi. Il m’a encouragé à faire mon trou au Paris-Saint-Germain. De beaucoup travailler pour gagner en crédibilité par rapport aux autres joueurs. Il m’a dit : « ne sois pas frustré si tu ne joues pas au début, tu auras du temps de jeu ensuite ». J’ai été récompensé de mon travail car lors de mes deux saisons au PSG, j’ai joué 45 matchs dont 5 en Ligue des Champions. Je n’ai pas été une doublure qui joue 10 rencontres.


« Mon centre à l’origine du but mythique de Charles-Edouard Coridon en Ligue des Champions est l’un de mes meilleurs souvenirs avec le PSG »


C’est d’ailleurs toi qui centre sur le but mythique de Charles-Edouard Coridon face à Porto en Ligue des Champions en 2004 (victoire 2-0 du PSG)…
C’est l’un de mes meilleurs souvenirs avec le PSG. Sur l’action, je centre fort devant le but et je vois plein de joueurs qui se jettent dans la surface. Mon centre est un peu trop lifté mais en fait ça marche. Ce but a été l’un des plus beaux de la décennie. Je suis fier d’avoir été à l’origine de ce bijou.


A l’époque (ndlr : début de saison 2004/05) il y avait beaucoup d’affaires au PSG : la taupe, l’affaire Fiorèse, etc…Comment as-tu vécu cette tension au quotidien ?

C’était pesant car en plus les résultats n’étaient pas bons. L’ambiance dans le vestiaire était moyenne. Il y avait quelques clans. Ç’a été très difficile pour nous les joueurs mais aussi pour le coach. Quant à l’affaire de la taupe, les causeries de Vahid Halilhodzic étaient quasiment retranscrites mots pour mots dans la presse. Donc forcément quelqu’un divulguait ce qui se passait dans le vestiaire. Mais je pense que cette affaire a été amplifiée. C’est dommage car dans tous les clubs certains joueurs ont de très bonnes relations avec les journalistes. Ça fait partie du foot moderne.


Comment as-tu vécu la surmédiatisation au PSG ?
Assez bien. Je suis quelqu’un d’assez réservé. J’ai essayé de me protéger comme j’ai pu. Au PSG, j’aurais pu rester une saison de plus. Il me restait un an de contrat mais je n’ai pas voulu continuer car des choses se sont passées. Ça ne m’a pas plu. J’étais numéro 1 bis au poste d’arrière droit, et suite au retour de Paulo Cesar, je suis passé en troisième position dans la hiérarchie. Quand je suis parti, Paulo Cesar a été prêté et Edouard Cissé a même joué latéral droit. Ils étaient plusieurs à tourner sur le poste. Durant cette période, le PSG a vécu des moments compliqués. La preuve, ils ont joué le maintien à Sochaux en 2008.


« J’ai très mal vécu le fait de ne pas avoir été retenu pour la finale de la Coupe de France PSG-OM…Mais après je n’en veux pas au coach Guy Lacombe car je sais aujourd’hui que l’entraîneur doit trancher »


A la fin de ta deuxième saison au PSG, tu n’as pas été retenu par Guy Lacombe pour jouer la finale de la Coupe de France face à l’OM en 2006…
Je l’ai très mal vécu. Cela m’a aussi encouragé à quitter le PSG. Pourtant je n’ai joué qu’une fois en réserve avec Paris en deux saisons. En demi-finale et en finale, j’étais le dix-septième homme. Je l’ai appris pendant la causerie, c’était difficile. Mais après je n’en veux pas au coach car je sais aujourd’hui que l’entraîneur doit trancher. Je suis très fier de l’avoir gagnée la saison d’après avec Sochaux. C’était une belle revanche pour moi.


En 2007, Sochaux gagne en effet la Coupe de France (2-2, 5-4 aux t.a.b) face à l’OM de Franck Ribéry, Samir Nasri et Djibril Cissé…
Nous n’étions pas favoris. Sochaux avait perdu 1-4 au Vélodrome quelques semaines auparavant. D’ailleurs, le protocole de remise de la Coupe de France était prévu à Marseille (rires). Ça nous a boostés. J’ai ressenti une joie immense de gagner une Coupe de France, surtout après la grande tristesse que j’avais ressentie la saison précédente. En plus ce jour-là, Sochaux a remporté la Coupe Gamberdella. Ça restera une journée et une saison historiques pour le FC Sochaux car nous avons fini septième de Ligue 1. Notre victoire n’était pas anodine et récompensait un effectif de qualité.


Quels sont les meilleurs avec lesquels tu as évolué à Sochaux ?
Jérôme Leroy, Valter Birsa, Guirane N’Daw, Teddy Richert. On avait vraiment une belle équipe. On prenait beaucoup de plaisir sur le terrain.


« A Strasbourg, on m’a vendu un beau projet. Mais dès mon arrivée, j’ai vu qu’il y avait des soucis…J’ai signé au début de l’été et ensuite j’ai vu les meilleurs joueurs partir un par un sans aucune arrivée. Il y a eu aussi un chamboulement au niveau de la direction et celle-ci était inexistante »


Comment as-tu vécu ta vie de footballeur à Sochaux ?
C’est Alain Perrin qui m’a recruté trois ans après avoir échoué avec Marseille. A Sochaux, tout tourne autour du club et de l’usine Peugeot. J’y ai vécu de très belles années. Notamment sur le plan humain. Les joueurs et les gens sont très proches les uns des autres. Nous avons marqué l’histoire du club en remportant la Coupe de France, 70 ans après la précédente victoire. Ça aussi c’est une fierté. Je retiens aussi notre fabuleux maintien obtenu en 2009. A la trêve, Sochaux était quasiment condamné et nous avons réussi un parcours d’européen sur la deuxième partie de saison. C’était un autre moment fort avec Sochaux.


Tu as aussi joué le fameux Sochaux-PSG (1-2) de 2008 quand Paris se sauve à la dernière journée…
Sur l’ensemble du match, Sochaux méritait de gagner. Les joueurs du PSG étaient tétanisés. Ç’a été compliqué pour les deux équipes car ce match a été très médiatisé. C’est normal car le PSG jouait sa tête en Ligue 1. Même en cas de défaite à Sochaux, le PSG se serait maintenu quand même car Lens, qui luttait aussi pour son maintien, n’a pas gagné ce soir-là (2-2 face à Bordeaux à Bollaert).


En 2009 tu rejoins Strasbourg. En début de saison, le Racing faisait partie des favoris pour la montée en Ligue 1 mais est finalement descendu en National en mai 2010…
A Strasbourg, on m’a vendu un beau projet. Mais dès mon arrivée, j’ai vu qu’il y avait des soucis. On m’avait promis un beau recrutement et de garder les meilleurs joueurs. J’ai signé au début de l’été et ensuite j’ai vu les meilleurs joueurs partir un par un sans aucune arrivée. Il y a eu aussi un chamboulement au niveau de la direction. Celle-ci était inexistante car nous n’avons jamais vu le président. Il y avait des jeunes joueurs qui n’étaient pas prêts pour jouer le maintien. La saison a été très difficile sur le plan nerveux. La preuve, je me suis jamais autant blessé qu’à Strasbourg. Je me suis fait deux claquages, j’ai manqué les deux derniers mois de la saison 2009/10. Pourtant, j’ai rarement été blessé lors de ma carrière.


« J’ai été stable dans mes contrats au cours de ma carrière, j’ai été respectueux avec tous les clubs où j’ai joué. Pour moi, c’est une grande fierté »


Pourquoi es-tu resté la saison suivante en National ?
Je voulais partir et j’ai eu un petit accrochage avec le direction. Mais quand j’ai vu Laurent Fournier arriver sur le banc de Strasbourg, j’ai décidé de rester car ça s’était bien passé entre lui et moi au PSG. Cette saison-là, il y a eu des problèmes de contrat au club, nous étions quatorze joueurs au début. On a raté notre entame de saison. Sur les dix premiers matchs, nous n’avons pas beaucoup gagné. Ensuite, on a pu recruter quelques bons joueurs. On a raté la montée pour un point et ensuite il y a eu un dépôt de bilan.


Puis tu as terminé ta carrière en Belgique…
Une fois mon aventure strasbourgeoise terminée, j’ai encore joué trois ans à Mouscron. Je ne voulais pas rester sur cette désillusion à Strasbourg. En Belgique, j’ai vécu trois belles années de football. On a pu monter de la D3 à la D1.


Enfin, souhaites-tu ajouter quelque chose ?
Je suis très fier de ma carrière. J’ai été stable dans mes contrats, j’ai été respectueux avec tous les clubs où j’ai joué. Pour moi, c’est une grande fierté. J’ai laissé une bonne image. Maintenant en tant qu’éducateur, je veux transmettre ces valeurs de travail et de respect du maillot.


Propos recueillis par Clément Lemaître


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