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Après avoir entraîné Guingamp trois ans, Guy Lacombe (voir la première partie de son interview juste ici) s’est installé sur le banc de Sochaux où il a fructifié le travail effectué les années précédentes par Jean Fernandez. Sous la coupe de Guy Lacombe, les Pedretti, Frau, Monsoreau, Mathieu ou Ménez ont beaucoup progressé et Sochaux a remporté la Coupe de la Ligue 2004 mais aussi vécu une épopée en Coupe d’Europe en sortant le Borussia Dortmund et en échouant d’un cheveu face à l’Inter Milan. Guy Lacombe, élu entraîneur sochalien le plus emblématique de l’histoire par les supporters lors du 90eme anniversaire du FC Sochaux, vous fait revivre la période dorée des jaune et bleu comme si vous y étiez.

Guy Lacombe, après vos trois belles saisons à Guingamp, pourquoi signez-vous à Sochaux en 2002 ?
En novembre 2001, Alain Aubert, l’ex-président de Guingamp, me dit : « je suis fatigué, je pense que j’arrêterai en fin de la saison ». « Écoutez président, on est liés, donc il vaut mieux que je m’en aille en même temps que vous », lui ai-je répondu. J’ai fini la saison à Guingamp même si Nantes m’a sollicité en décembre 2001 pour succéder à Raynald Denoueix. En février 2002, le président Jean-Claude Plessis m’a contacté pour venir à Sochaux à l’issue de la saison. Je savais qu’il y avait beaucoup de jeunes et que le club coaché par Jean Fernandez venait de monter en L1. J’estimais que cette équipe avait une marge de progression importante. Je ne me suis pas trompé.

Vous aviez une équipe géniale entre les mains avec Benoît Pedretti, Pierre-Alain Frau, Sylvain Monsoreau, Jérémy Mathieu…
(Il coupe) Elle est devenue géniale parce que ce groupe avait envie de progresser. Pourtant à mon arrivée à Sochaux, je n’étais pas le bienvenu car Jean Fernandez était aimé. Le président ne l’avait pas renouvelé pour des raisons qui lui appartiennent. Mais je savais que Jeannot avait instauré un esprit sain. Le club était sain. Les joueurs et moi lui devons beaucoup. Je me souviens d’un match en Coupe Intertoto à l’été 2002. On perd contre Fulham chez nous (0-2). Le public scandait son nom. Pour autant, j’ai relevé le challenge avec les joueurs. Comme à Cannes, l’idée était que chacun progresse à travers la progression du collectif. C’était mon leitmotiv d’entrée. Ce message a été très fort et très entendu. Outre la progression, les joueurs voulaient s’éclater sur le terrain. C’est aussi pour cela qu’on a fait des matchs remarquables. En termes de coaching, ç’a été la période la plus intéressante pour moi car j’avais des joueurs capables de réaliser ce que j’imaginais.

Vous estimez donc que Sochaux a été la meilleure période de votre carrière de coach ?
C’est sûrement la plus intéressante pour moi en termes d’épanouissement. Les entraînements, je les vivais à travers la qualité de mes joueurs. J’avais des joueurs intelligents et en éveil. Les Pedretti, Frau, Mathieu, Monsoreau, Daf, Richert, c’étaient des machines de guerre même si parfois il fallait les titiller pour en tirer le meilleur. On a vécu des moments extraordinaires. Ils en parlent encore d’ailleurs. Quand on a fêté le 90eme anniversaire du FC Sochaux, on est revenus sur cette période. C’était très émouvant.

« En arrivant à Sochaux, j’ai vu le potentiel des joueurs et notamment celui de Jérémy Mathieu qui ne jouait pas à l’époque. Je me suis dit : « putain, ce n’est pas possible ». Il avait un pied gauche remarquable, une vitesse de course incroyable. Il fallait simplement que le gamin prenne conscience de ses qualités. Il a fallu le débloquer et après c’est parti »

Parmi les joueurs que vous avez cités, lequel vous a le plus marqué sur le plan footballistique ?
Il y en a plusieurs. Je pense notamment à Benoît. J’ai pris une décision importante en le nommant capitaine. Je sentais qu’il avait l’âme du capitaine. Pierre-Alain était aussi un jeune joueur et avait un grand potentiel en termes de courses et d’appels de balle. C’était surtout un joueur capable de finir les actions. Il marquait plus de 20 buts toutes compétitions confondues chaque saison sans compter les passes décisives et les premières passes qui aboutissaient sur un but. Sylvain Monsoreau s’est révélé à travers des coéquipiers ambitieux. Il a suivi le mouvement. Il avait aussi un potentiel incroyable. Après le plus parlant, c’est Jérémy Mathieu. Au départ, c’était un garçon très timide, renfermé. Avant la Coupe du Monde en 2002, le président Plessis m’a demandé de venir au stage de fin de saison pour mieux connaître l’équipe. J’ai répondu : « ok, mais je ne coacherai pas, je regarderai ». J’ai vu le potentiel des joueurs et notamment celui de Jérémy Mathieu qui ne jouait pas à l’époque. Je me suis dit : « putain, ce n’est pas possible ». Il avait un pied gauche remarquable, une vitesse de course incroyable. Il fallait simplement que le gamin prenne conscience de ses qualités. Il a fallu le débloquer et après c’est parti.

Qu’avez-vous fait pour le débloquer ?
Je l’ai fait venir dans ma chambre lors du stage d’avant-saison. Il était devant moi, il baissait presque les yeux (rires). C’était un garçon timide. Les joueurs disaient que c’était le fayot du président. Jérémy pensait qu’ils ne l’aimaient pas à cause de ça alors qu’il n’y était pour rien. Il était un peu en marge à cause de ça. Je lui ai dit : « ce n’est pas de ta faute, tu ne vas pas porter le fardeau de cette chose-là. Ensuite, il faut que tu t’ouvres un peu plus. Désormais, la première chose que tu dois faire : c’est dire bonjour à ton capitaine quand tu rentres dans le vestiaire et ensuite tu dis bonjour à tout le monde. Deuxième chose, Jérémy, je veux que tu sois le meilleur à l’entraînement. Donne le maximum maintenant ». Le soir-même à l’entraînement, il était remarquable (rires). Ensuite, on se déplace à Vilnius en Coupe Intertoto. L’arbitre siffle un coup-franc à 28 mètres et j’avais ordonné que Jérémy les tire dans cette position. Il l’a mise en pleine lunette. Et sa carrière est partie. Il sait jouer à tous les postes ce joueur. Il avait un potentiel de folie.

L’aviez-vous fait jouer défenseur central, son poste au FC Barcelone et aujourd’hui au Sporting Lisbonne ?
A Monaco, il y avait un joueur suspendu à ce poste. Je lui avais demandé de jouer défenseur central et il avait été très, très surpris (rires). Pour moi, c’était un merveilleux latéral parce qu’il avait les jambes. Mais il avait déjà un bon jeu de tête et une excellente relance pour évoluer dans l’axe. Je me souviens qu’à Monaco, il avait effectué un bon match.

« La semaine avant le déplacement à Dortmund, j’avais mis une projection avec les enceintes à fond. J’avais dit à mes joueurs : « voilà, ça va donner ça à Dortmund. Il faut que vous vous imprégniez de ce bruit » »

Avec Sochaux, vous avez battu Dortmund à Bonal (4-0) et vous avez failli éliminer l’Inter Milan à San Siro. Quel est votre meilleur souvenir de Coupe d’Europe ?
Dortmund, c’est évident. On ne passe pas contre l’Inter mais finalement c’était un mal pour un bien. Je me souviens que Santos manque une occasion à 5 minutes de la fin. S’il marque, on se qualifie. Pour autant, si Sochaux avait enchaîné en Ligue Europa, on n’aurait pas gagné la Coupe de la Ligue. J’avais un effectif très intéressant mais pas suffisant pour lutter sur deux fronts sans oublier le championnat qui était très important. Pour revenir au match aller à Dortmund (2-2), c’est un match que j’avais préparé particulièrement. On était moins bons que Dortmund. Enfin, moins bons individuellement. Tous les joueurs du Borussia étaient internationaux et notamment Jan Koller devant. Pour ce match, j’avais décidé qu’on allait évoluer en 5-4-1 défensivement et en 3-4-3 offensivement. Ce n’était pas très courant à l’époque. Notre système avait surpris Dortmund. Pourtant le week-end en championnat, on évoluait dans notre 4-4-2 habituel. A l’aller, sur la deuxième attaque, on marque. Après il y a rapidement 2-0. Puis en deuxième mi-temps, le mur jaune a vraiment poussé Dortmund. On avait l’impression qu’il attirait le ballon. Ailleurs, on n’aurait jamais encaissé ces deux buts, j’en suis persuadé. La force d’attraction de ce public est vraiment impressionnante.

Aviez-vous préparé vos joueurs à la pression du public de Dortmund ?
La semaine d’avant, j’avais mis une projection avec les enceintes à fond. Je leur avais dit : « voilà, ça va donner ça à Dortmund. Il faut que vous vous imprégniez de ce bruit ». Ça nous a été utile d’ailleurs car on a joué ensuite une demi-finale de Coupe de la Ligue à Geoffroy-Guichard (3-2, ap). A l’époque, Saint-Étienne était en L2 et c’était une vraie affiche. Le stade était plein à craquer. Ça vibrait tellement le public était chaud. Je me souviens bien de ce match, c’était vraiment quelque chose de spécial.

« Il ne faut pas accuser Mickaël Landreau comme cela a été fait à l’époque. Il a fait le geste juste. Le problème est qu’il est tombé sur plus fort que lui. Ce soir-là, Teddy était le roi du terrain »

Racontez-nous comment vous avez vécu la victoire à Bonal face à Dortmund ?
Le 4-0 est la concrétisation de notre prestation du match aller. Matthias Sammer l’a avoué à la fin de la rencontre, tout a été parfait pour Sochaux. Comme dans un rêve. A la 5e minute, Santos rentre dans la surface, un joueur de Dortmund le retient. Penalty et carton rouge. On met le penalty, on mène 1-0 à onze contre dix. Puis on marque le deuxième but assez rapidement. J’ai tremblé jusqu’à 4-0. Pas avant car les joueurs allemands sont capables de tout. On a joué deux grandes parties face à Dortmund.

Quels souvenirs gardez-vous de la finale de la Coupe de la Ligue 2004?
Avant la finale, on va quand même gagner 4-0 à Lens. Contre Lyon également. En demi-finale de Coupe de la Ligue, on se qualifie alors qu’on était menés (0-2). Wilson Oruma avait été grand ce soir-là. Ensuite, on va en finale contre Nantes. Le club qui m’a permis de débuter. Nous étions cinquièmes de L1 avant la rencontre et les Nantais, sixièmes. Le match a été très équilibré. Ils marquent sur un but de Grégory Pujol. Nous, on égalise rapidement grâce à Sylvain Monsoreau sur une déviation de Souleymane Diawara. Puis vous connaissez le scénario de la séance de tirs au but. C’était assez fort sur le plan émotionnel.

Il y a notamment cet arrêt de Teddy Richert face à Mickaël Landreau qui sauve Sochaux…
J’avais préparé une cassette pour Teddy Richert et Gérard Gnanhouan sur les penalties de chaque joueur nantais. Ça nous a aidés et notamment Teddy. En finale, la prise d’élan de Mickaël Landreau n’était pas la même que celle de ses tirs au but inscrits en demi et quart de finale. Lors de ces deux matchs, il avait une prise d’élan de deux mètres. Au Stade de France, il s’est mis hors de la surface. Teddy a été très, très fort pour l’avoir remarqué. Il est resté maître de lui. Il a réfléchi. Pourtant, c’était un gardien très impulsif. Il s’est dit « là, il me prépare un truc ». Il est donc resté calme, stoïque. Il a attendu le dernier moment. On était 80 000 personnes au stade et une seule a compris ce qui se passait. C’est Teddy. Bravo à lui. Pour moi, c’était plus dur qu’un arrêt réflexe. Il ne faut pas accuser Mickaël Landreau comme cela a été fait à l’époque. Il a fait le geste juste. Le problème est qu’il est tombé sur plus fort que lui. Ce soir-là, Teddy était le roi du terrain. Plus les années passent et plus je réalise son exploit.

Dans une précédente interview accordée à Foot d’Avant, Maxence Flachez disait que vos séances vidéo étaient très pointues et que vous saviez exactement ce qui allait se passer sur le terrain…
Les vidéos, c’était autant sur l’adversaire que nous mêmes. Mais à cette époque-là, qu’est-ce qu’on jouait bien à Sochaux. Sur certains matchs, il y avait une telle qualité. Lors de certaines rencontres, on jouait à un plus deux devant (Pagis – Santos, Frau). L’idée était de faire évoluer mes meilleurs joueurs en même temps et d’avoir une excellente fluidité dans le jeu.

« J’ai dit à Jérémy Ménez : « Écoute moi, tu finis la saison avec le centre de formation et tu joues dans les équipes qu’on te demande de jouer. Si tu te comportes bien, tu seras avec moi à la reprise » Il s’est bien comporté et je l’ai donc convoqué au début de la saison 2004/05. C’était incroyable car c’était le meilleur lors de la préparation. J’ai été voir le président pour lui dire qu’on n’avait pas besoin de chercher le remplaçant de Mickaël Pagis »

Maxence Flachez a notamment comparé Mickaël Pagis à Eric Cantona…
Il avait des allures de Canto, oui. Micka, c’est quelqu’un d’entier. Il pouvait être perturbé à la mi-saison lorsqu’il était sollicité par d’autres clubs. S’il était resté avec nous la troisième saison (2003/04), il aurait explosé vous ne pouvez même pas imaginer. On a passé de superbes moments. Micka, c’était un joueur différent.

A Sochaux, vous avez également lancé Jérémy Ménez…
Jérémy, il a à peine 17 ans quand je le prends dans le groupe. Quelques mois auparavant, il y a un match des moins de 17 ans, Sochaux face à Strasbourg. Dès que je pouvais, j’allais voir les rencontres des jeunes. J’ai donc assisté à ce match-là. Jérémy fait un bon premier quart d’heure, je vois qu’il est au dessus. Puis il ne joue plus. A la fin, je vais dans le vestiaire pour discuter avec Jean-Luc Ruty et Philippe Anziani. Jérémy jouait à l’époque en réserve et avait évolué ce jour-là en moins de 17 ans pour renforcer l’équipe à l’occasion de ce derby. Ensuite, j’ai convoqué individuellement Jérémy. « Écoute moi, tu finis la saison avec le centre et tu joues dans les équipes qu’on te demande de jouer. Si tu te comportes bien, tu seras avec moi à la reprise » lui ai-je dit. Il s’est bien comporté et je l’ai donc convoqué au début de la saison 2004/05. C’était incroyable car c’était le meilleur lors de la préparation. J’ai été voir le président pour lui dire qu’on n’avait pas besoin de chercher le remplaçant de Mickaël Pagis. On l’avait avec Jérémy Ménez. J’avais vraiment confiance en lui. C’est dommage qu’il n’ait pas fait de très bons choix de clubs par la suite. Il lui aurait fallu un club qui le forme encore et qui le fasse beaucoup travailler. C’est dommage car il avait des capacités incroyables.

Pourquoi avez-vous quitté Sochaux en 2005 ?
En 2004, après la victoire en Coupe de la Ligue, on a perdu beaucoup de joueurs au début du mercato : Benoît Pedretti (Marseille), Pierre-Alain Frau (Lyon). Ces joueurs étaient programmés pour partir mais on n’a pas assez anticipé le recrutement. On avait la possibilité de prendre Mamadou Niang en 2003. C’était fait, on était d’accord avec Mamadou. Financièrement, ce n’était pas hyper cher. Mais les dirigeants sochaliens m’ont dit : « comment allez-vous faire avec tous les attaquants ? ». Je savais qu’il y avait la Coupe d’Europe et que j’allais mettre en place un turnover. Et surtout, j’anticipais le départ de Pierre-Alain Frau. C’est ce que font les clubs maintenant d’ailleurs. Il y a aussi ce match contre l’AC Ajaccio, lors de la première journée de la saison 2004/05. On mène 1-0 et à la 72eme minute, Maxence Flachez me fait un signe : « coach, changement ». Je le sors et Sochaux gagne le match. A l’issue de la rencontre, je prends deux jours de repos et je pars en avion voir ma famille à Dinard. Le dimanche, mon téléphone sonne. Mon adjoint, Eric Blahic, à l’autre bout du fil. « Dis-donc, tu n’as pas vu un avion au-dessus de chez toi avec Maxence Flachez à bord ? ». « Tu déconnes ? Qu’est-ce que tu racontes », lui ai-je demandé ? « Oui, Flachez va à Guingamp » a-t-il répliqué.

Avez-vous contacté le président Jean-Claude Plessis dans la foulée ?
Oui. Impossible de le joindre jusqu’à 19h. Au bout d’un moment, il répond : « Ouais, je n’ai pas pu le retenir ». « Qu’est-ce que vous racontez : c’est mon capitaine et il a signé deux ans de plus l’année d’avant », lui ai-je répondu. Ç’a été chaud au départ avant que je ne fasse une proposition au président : « Ok, vous avez fait ça. Je pense que c’est inadmissible, mais maintenant il faut avancer et penser au club. Il y a un défenseur central à Guingamp, je l’ai fait débuter et il ne joue plus. Il s’appelle Alaeddine Yahia. Ça serait vraiment bien de le mettre dans le deal ». Jean-Claude Plessis m’assure qu’il va le faire. Le lendemain, j’appelle, il ne l’avait pas fait. Le mardi, j’arrive, il ne l’avait pas fait non plus. « T’inquiète pas, on le fera » me répétait-il. Le mercredi, je sors de mon bureau à 20h. C’était toujours moi qui fermait le Stade Bonal. Je suis sur le parking et je vois arriver le président. Il me dit : « ça ne pourra pas se faire ». Là, j’ai un peu explosé (rires). Ç’a été chaud car je voyais qu’on était justes en termes d’effectif. Jean-Claude Plessis a tenté de calmer le jeu : « oui mais tu as Aimé Lavie et d’autres joueurs ». Là, j’ai compris que des gens influençaient le président. Aimé Lavie, il venait du centre, ça faisait six mois qu’on l’avait dans le groupe pro. Même s’il avait des qualités, je voyais que c’était un gars qui n’était pas suffisamment fiable sur le plan de l’état d’esprit. Le samedi suivant, on fait match nul à Lyon (1-1) et Jean-Claude Plessis a déclaré dans la presse : « vous voyez bien, on a une bonne équipe ». Ce message m’était destiné. Le mardi suivant, j’ai reçu une lettre recommandée du club. J’ai été voir le président pour lui dire que je partais en fin de saison quoi qu’il arrive. S’il avait été correct, je serais resté à Sochaux beaucoup de temps.

Propos recueillis par Clément Lemaître

Découvre la première partie de l’interview de Guy Lacombe, de l’époque Cannes, Toulouse et Guingamp, juste ici

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